Une approche par le Développement
Durable :
Le Développement Durable :
En 1972, la notion de développement
durable naît des réflexions menées
dans le cadre de la Conférence des Nations
Unis sur l'Environnement Humain de Stockholm. L'expression
transposée de l'anglais "sustainable development",
apparaît pour la première fois dans un document
de l'Union Internationale pour la Conservation de la
Nature (Stratégie pour la Conservation; Conserver
les ressources vivantes pour un développement
durable; UICN, PNUE, WWF, 1980) au début des
années 80.
En 1983, la nécessité
d'allier développement économique
et protection de l'environnement, soulignée
notamment par les pays en voie de développement, conduit
à la création de la Commission Mondiale sur
l'environnement et le Développement (CMED).
En 1987, Mme Gro Harlem Brundtland,
Premier Ministre de Norvège, réunit
les réflexions issues d'une consultation
internationale dans un rapport intitulé
"Notre avenir à tous" (Nations Unies, CMED,
Les Editions du Fleuve, 1988, Montréal). Ce rapport définit
le développement durable comme étant.
"Le développement
qui répond aux besoins du présent sans
compromettre la capacité des générations
futures à répondre aux leurs."
Le
14 juin 1992, au Sommet de la terre de Rio de Janeiro,
le développement durable est au coeur des débats
lors de la Conférence des Nations-Unies
sur l'Environnement et le Développement.
Une approche nouvelle :
|
Le développement durable
, c'est l'équilibre entre l'environnement,
le social et l'économie.
Il doit répondre aux besoins
du présent sans compromettre les capacités
des générations futures à
répondre aux leurs. |
Aménagement et Urbanisme
: une approche globale
AGENDA 21
La
genèse d’un concept devenu grand n’est plus à faire, mais
à redire : de Stockholm en 1972 jusqu’à Johannesburg en
2002, une grande marche a été franchie.
Nous retenons ainsi dans nos principes d’application du développement
durable, les éléments chronologiques suivants qui permettront
à la commune de suivre notre pensée et de vérifier
notre engagement vis à vis de ces principes :
1972 : Sommet des Nations Unies sur l’Environnement à
Stockholm :
- Nécessité de trouver
une forme de développement plus respectueuse de l’homme et de
son environnement
1987 : Rapport de Mme Gro-Brundtland « Our common futur
» à la commission mondiale sur l’environnement et le développement
- L’environnement doit être une priorité
internationale
- Une réforme du système économique
actuel doit être exigée
1990 : 1er plans municipaux ou départementaux d’environnement
en France (impulsés par le Ministère de l’environnement)
- Etablir un plan cohérent, avoir une
approche globale
1992 : Conférence des Nations Unies Rio de Janeiro
- Approbation des 173 gouvernements présents
de l’Agenda 21 (« ACTION 21 » pour le 21e siècle
et définition des trois piliers du développement durable
: protection de l’environnement, efficacité économique et
équité sociale
- Reconnaissance du rôle fondamentale
des collectivités locales
1993 : Création des premières chartes d’écologie
urbaine ou chartes pour l’environnement en France
- Prise de conscience en France
- Prise en compte des approches globales dans
les études
1999 : LOADDT Loi d’orientation pour l’Aménagement et
le Développement Durable des Territoires
- Référence explicite aux Agendas
21 et intégration du concept dans les documents d’urbanisme
- Création d’entités de réflexion
globale (Pays, intercommunalité)
2000 : Loi SRU Solidarité et Renouvellement Urbain
- Les Plan Locaux d’Urbanisme intègrent
des Projet d’Aménagement et de Développement Durable
- Les Schémas de Cohérence Territoriale
sont créés
2002 : Sommet de la Terre à Johannesburg (Rio+10)
- Le développement durable est un concept
reconnu mais mal connu
- Les notions de Bien Public Mondial et de
Lutte contre la pauvreté sont inscrites
- L’eau et l’assainissement sont des actions
prioritaires à mener
- Les partenariats public-privé sont
encouragés
2003 : La Communautés de Communes du Quercy Pays de Serres
se lance dans son Agenda 21 local rural en intercommunalité
( un des premiers en France).
Notre vision du développement durable placera autour
des trois piliers de base la notion de culture propre à chaque
territoire. Qu’elle soit historique, actuelle ou futur, elle orientera
toutes les décisions pour les actions de l’Agenda 21.
Les méthodologies de l’ARPE ont été à
de nombreuses reprises citées en exemple, la collaboration entre
l’ARPE et SOGEXFO ne sera qu’enrichissante.
L’ENGAGEMENT D’UN « AGENDA 21» LOCAL
Proposé lors de la conférence de Rio en 1992, l’agenda
21 a d’abord été une réalisation au niveau mondial.
Il a été ensuite appliqué au niveau local : d’où
l’apparition d’agenda21 locaux.
Une initiative du ministère de l’environnement :
En 1997, le ministère de l’Environnement, constatant le retard
de la France dans le domaine de la ville durable par rapport à
des pays comme l’Allemagne, la Suède, le Danemark ou le Royaume-Uni,
lance auprès des villes un appel à projets nommé «
Outils et démarches en vue de la réalisation d’agendas 21
locaux ». Cet appel consistait à mettre en concurrence plusieurs
villes pour un projet, l’Etat en étant l’arbitre. E 1998, seize villes
(en métropole ou dans les départements d’outre-mer) sont sélectionnées.
Actuellement, elles sont au nombre de 150.
Le dépôt d’un agenda 21 local est une démarche
volontaire de la part des villes et villages : il y a donc un cadre indicatif,
et non normatif.
Objectif de l’agenda 21 local :
Allier développement local, développement
socio-économique, aménagement et préservation de
l’environnement.
Composantes permettant l’élaboration d’un agenda 21 local
:
Sont nécessaires à l’élaboration
d’un agenda 21 local :
- un engagement dans le processus de planification
émanant de multiples secteurs et la réalisation d’un groupe
local les représentants ;
- une concertation poussée et une participation
active de la population afin d’identifier des propositions d’action ;
- une évaluation progressive des conditions
et des besoins locaux par tous les acteurs ;
- un consensus entre les différents acteurs
pour la prise de choix et leur concrétisation.
Ces principes fondent l’agenda21 local mais une liberté est
laissée aux communes pour réaliser un projet original qui
prendra cette appellation, en respectant ces objectifs.
Pourquoi se lancer dans la démarche en intercommunalité
?
L’agenda21 local peut se situer à toutes les échelles
administratives et celles de l’intercommunalité est la garantie
d’une cohérence territoriale, d’une démarche globale et
d’une assurance de compréhension entre les acteurs d’un territoire
déjà structuré.
L’agenda21 local de la communauté de communes du Quercy Pays
de Serre sera un des premiers agendas 21 locaux en milieu rural et en
intercommunalité. Il doit relever le défi de construire
un avenir durable qui corresponde aux attentes exprimées par les
citoyens et les acteurs en instaurant une pratique du dialogue et de la
collaboration
.